FAQ – maladie de Kawasaki

Faits importants à propos de la maladie de Kawasaki

Devoir composer avec le diagnostic de la maladie de Kawasaki peut s’avérer une source d’une extrême confusion pour la plupart des parents. Le fait de connaître les réponses à certaines des questions les plus fréquentes pourrait vous aider à composer avec le diagnostic posé à l’égard de votre enfant.

L’enfant atteint de la maladie de Kawasaki devra demeurer à l’hôpital pendant quelques jours. Des médicaments seront administrés à votre enfant pour tenter de prévenir des dommages aux artères coronaires. Les médicaments employés sont appelés immunoglobines intraveineuses (IgIV) et AAS (acide 2-acétoxybenzoïque ou Aspirine).

Après que l’enfant a reçu son traitement, en général la fièvre disparaît pour de bon. Parfois, l’enfant aura besoin d’un deuxième traitement à l’aide d’IgIV ou d’autres médicaments.

Les IgIV sont administrées par injection intraveineuse dans la veine de votre enfant. Cela peut réduire l’inflammation (rougeur ou enflure) dans le corps. En retour, cela peut réduire la fièvre et la rougeur causées par la maladie et contribuer à protéger l’enfant contre les problèmes cardiaques. Les immunoglobines intraveineuses renferment des anticorps provenant de dons de sang. Elles sont filtrées afin de déterminer si elles renferment des virus et des bactéries avant d’être utilisées à des fins de traitement. Si vous avez des inquiétudes à ce sujet, parlez-en à votre médecin.

L’acide 2-acétoxybenzoïque est administré par voie buccale à fortes doses. L’AAS aide aussi à réduire l’inflammation dans le corps.

La plupart des enfants rentrent à la maison après quelques jours passés à l’hôpital. En général, le seul médicament que votre enfant continuera de prendre à la maison est l’AAS, une fois par jour. Cette dose plus faible d’AAS protégera le cœur de votre enfant jusqu’à son prochain échocardiogramme. La maladie de Kawasaki peut porter préjudice à la santé de votre enfant, qui aura sans doute besoin de quelques jours ou semaines avant de retrouver toute son énergie. Les enfants continueront peut-être d’éprouver une douleur articulaire, qui devrait cependant s’estomper au bout de quelques jours.

Votre enfant devra passer un échocardiogramme peu après que le diagnostic a été prononcé et une autre fois environ 4 à 8 semaines après le diagnostic. Votre enfant doit continuer de prendre de l’aspirine (AAS) pendant cette période. Les enfants aux prises avec des problèmes de maladie coronarienne auront peut-être besoin d’échocardiogrammes plus souvent et devront sans doute être soumis à d’autres examens cardiaques.

Certains enfants pourraient éprouver une douleur articulaire, une sensibilité à la lumière ou d’autres problèmes oculaires, lesquels sont moins courants et sont habituellement résolus avant qu’on ne leur accorde leur congé de l’hôpital. Cependant, les enfants qui éprouvent ce genre d’ennuis peuvent être orientés vers un rhumatologue ou un ophtalmologiste en vue d’une évaluation et d’une gestion plus poussées.

Si votre enfant ne présente pas d’anomalies des artères coronaires ou a connu une dilatation mineure qui a vite disparu, en général aucun autre suivi ne s’imposera.
À l’heure actuelle, on ignore si les enfants atteints de la maladie de Kawasaki, et dont les échocardiogrammes sont normaux, seraient plus susceptibles de connaître des problèmes cardiaques une fois adultes, même si les probabilités sont très minces. Tous les enfants devraient adopter un mode de vie sain, mais cela peut s’avérer encore plus important chez les enfants ayant été atteints de la maladie de Kawasaki. Un mode de vie sain suppose notamment ce qui suit : faire des choix alimentaires sains, ne consommer aucune boisson sucrée, fixer des limites relativement au temps d’écran, se livrer tous les jours à des activités et à des exercices qui plaisent à votre enfant et éviter les facteurs de risque connus pour les maladies du cœur, par exemple le tabac.

Les effets sur la santé à long terme chez les enfants qui n’ont aucun problème lié aux artères coronaires sont très rares. Ces enfants devraient normalement pouvoir mener une vie normale sans connaître de problèmes de santé connexes. Les enfants aux prises avec d’importants problèmes d’artères coronaires pourraient développer des caillots ou faire face à un rétrécissement des artères. Ils pourraient par conséquent avoir besoin de médicaments spéciaux et de bilans de santé à long terme et, dans de rares cas, d’une chirurgie cardiaque ou d’actes médicaux faisant appel à un cathéter. Ces enfants ont besoin d’évaluations périodiques à l’aide d’un échocardiogramme, d’une ECG et d’analyses sanguines et d’évaluations moins fréquentes faisant appel à l’IRM, à une tomographie par ordinateur ou à une épreuve d’effort. Malgré cela, ces patients mèneront habituellement une vie normale et ils peuvent prendre part à des jeux et à des exercices.

Après un traitement reposant sur les IgIV, votre enfant devra attendre avant d’avoir sa prochaine série d’immunisations prévues (vaccins). Les vaccins ne causeront aucun tort à votre enfant, mais ils pourraient ne pas être aussi efficaces. Votre enfant doit attendre au moins neuf mois après avoir été traité à l’aide d’IgIV. Votre enfant pourra être vacciné contre la grippe comme d’habitude.

Bien qu’il soit possible de contracter la maladie de Kawasaki plus d’une fois, cette possibilité est jugée rare. Le taux de récidive chez les enfants est de moins de 2 %.

La maladie de Kawasaki n’est pas contagieuse. Cela signifie qu’elle ne se transmet pas d’un enfant à l’autre. Bien que le nombre de cas chez les membres d’une même famille soit plus élevé que pour la population en général, ce phénomène est considéré comme étant rare.

La maladie de Kawasaki est extrêmement rare chez les enfants plus âgés, les adolescents et les adultes. Il est rare qu’un adulte puisse éprouver des problèmes cardiaques pouvant être causés par le fait que ce même adulte ait été atteint de la maladie de Kawasaki pendant l’enfance sans qu’un diagnostic n’ait été prononcé.

Une certaine partie du présent contenu a été adaptée avec la permission d’AboutKidsHealth.ca.